Les prémices d’une collection.

L’exposition «Itinéraires Next Stop-Brooklyn/Dakar via Bamako » constitue après « L’union fait le beau», la deuxième collection du Musée des enfants ImagiNation Afrika.

« L’union fait le beau», est une exposition sur les  fractales  et «Itinéraires Next Stop-Brooklyn/Dakar via Bamako » est une exposition sur les migrations.

Ces deux expositions destinées aux jeunes sont à la disposition de toute structure qui souhaiterait explorer ces thématiques. ImagiNation Afrika qui a pour mission  de susciter l’imagination et  l’apprentissage  tient disponible tous les dispositifs pédagogiques permettant une meilleure exploration de ces deux sujets.

La galerie des dons

A travers cette activité chaque visiteur a pu peut enrichir l’exposition en faisant un don de photos et objets accompagné d’un petit témoignage. En exposant de véritables moments de vie cette galerie fait entrer dans l’exposition des histoires personnelles et des souvenirs des voyages et des pays d’origine.

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 Chez l’antiquaire 

Cette activité axée autour des pièces de la collection des masques bambara du Musée de l’IFAN a permis  la réalisation de masque par les visiteurs. Ces œuvres, création des enfants, vont rejoindre ce qui va dorénavant constituer la collection du Musée des enfants ImagiNation Afrika.

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Voyage à Thiès, suite et fin !

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Durant ce voyage dans la capitale du Rail, les élèves se sont transformés en réalisateurs, caméramen, preneurs de son, régisseurs et ont interviewé pour les besoins de leur film entre autres, le président de l’association des bambaras, le chef du village Tatène Bambara, un ancien cheminot… ainsi que d’autres témoins de cette histoire des migrants maliens. Le film sera monté par les élèves la semaine prochaine et sera projeté en boucle tout au long de l’exposition du 8 au 22 Juin.

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Les impressions des élèves suite à ce voyage :

« Enrichissant »

« Super »

« Délicieux »

« Expérience »

« Joie »

« Merveilleux »

« Agréable »

« Pédagogique »

« Magnifique »

« Important »

« Intéressant »

« Instructif »

« Fabuleux »

« Fatiguant »

« Riche »

« Amusant »

 

Dernière ligne droite et bouchée double

Le compte à rebours commence, jour J – 40 avant l’ouverture de l’exposition Next-Stop Brooklyn /Dakar qui viendra clôturer le projet démarré en Septembre. C’est donc le moment de faire le point par rapport à certains des objectifs du programme à savoir notamment : « Avoir une meilleure compréhension de l’impact des migrants dans votre environnement »

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Pour cela, lors  la séance du vendredi 19  avril, nous avons posé aux jeunes les questions suivantes :

Sur la base de toutes les recherches effectuées depuis le début du projet qu’est-ce que vous avez appris ou compris du contexte historique des migrations au Sénégal? Des migrants maliens au Sénégal ?

Quelles seront les questions posées par le film  que vous allez réaliser? Quelles réponses souhaitez-vous apportez aux visiteurs de l’exposition ?

Aujourd’hui, que vous manque-t-il et y aurait-t-il d’autre informations à collecter ???Image

Résultat du brainstorming :

Ce qu’ils ont appris

Interview d’une étudiante ivoirienne. Intégration : difficultés d’apprentissages de la langue, du mode de vie, de la culture.

Témoignage d’une migrante chinoise : Nostalgie du pays natal.

Selon l’étudiant congolais: problème d’intégration pour les nouveaux immigrants, ils quittent leurs pays pour aller étudier, travailler ou trouver leurs proches

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Interview de Omar Ndao et Aissatou Bangoura Sy, Maimouna Ka: Le Sénégal est un pays de la Téranga, les  populations sont  accueillantes, la facilité d’intégration , beaucoup de similarité entre les cultures maliennes et sénégalaises , la majeure partie des maliens s’installent à Thiès à cause des deux gares, le voyage en train est apprécié, ressemblances dans les liens (cousinage à parenté), les plats en commun (mafé, yassa, soupe kandja), le désir de retourner dans le pays où ils avaient immigré après être retournés au pays natal, combinaison des cultures maliennes et sénégalaises, présence de noms de quartiers maliens à Thiès (Bambara) , dureté d’aller et de retour, solidarité entre émigrés, accessibilité des maisons des habitants du pays d’accueil, hostilité des pays adoptifs parfois, changement de noms de familles (Diarra devient Ndiaye, Koné devient Diop, Coulibaly devient Cissikho), le Sénégal et le Mali sont de très grands partenaires économique et culturel, la culture malienne n’est pas différente de la culture sénégalaise, les produits arrivent par train (ex : karité, Thioup, encens…..), Le trajet à train du Mali vers le Sénégal permet la découverte de plusieurs paysages, étonnement et surprise par les coutumes du pays accueillant, le train a joué un rôle important dans le commerce Thièssois, la pâte d’arachides équivaut à Tigadégué malien, changements de comportements, impact sur les touristes, Thiès est une partie du Mali , le Sénégal et le Mali formaient une fédération pendant 1 an

Ce qui leur manque

Ce qui se passe au Mali : les raisons de leurs départs, comment partent-ils? Comment réagissent leurs proches ?

Est-ce qu’il y’a des quartiers sénégalais au Mali ? Est-ce que les maliens se comporte bien avec les sénégalais ?

Comment la situation évolue là-bas ?

Est-ce qu’il y a la même dynamique au Mali qu’ici au Sénégal ?

Y a-t-il des légendes à propos de l’émigration des sénégalais

Nous aimerions avoir plus d’informations sur les conditions des voyages dans le train (la nourriture, les escales)

Et une histoire complète sur le trajet et une intégration à Thiès

Comment s’est fait le découpage des frontières entre les deux pays

 

Au programme donc , dans les prochaines semaines : une visite aux archives de la Télévision pour visionner un film sur les migrants sénégalais installé au Mali, un voyage dans la ville de Thiès pour faire des interviews de migrant Malien et une séance avec un réalisateur pour l’écriture du synopsis du film.

 

 

En route vers l’expo

Commissaires en herbe

Le 20 février nos élèves ont reçu une formation en commissariat d’exposition avec Monsieur Sy qui est le conservateur du Musée Théodore Monod d’Art africain. En visitant l’exposition permanente de ce musée, ils ont pu découvrir de manière concrète le rôle du commissaire. Suite à cette visite nos commissaires en herbe ont commencé à s’exprimer sur le contenu de l’exposition qui va clôturer le projet Next Stop : Brooklyn/Dakar. Nos commissaires veulent une exposition avec : des textes en français et en anglais, un parcours circulaire, on rentre par le  Mali pour arriver  au Sénégal, des effets de surprise avec une grosse locomotive symbole du voyage et de l’histoire du Sénégal, un univers ferroviaire toujours en clin d’œil avec l’histoire du Sénégal et l’arrivée des migrants maliens, et bien sur une exposition destinée aux jeunes de 8 à 16 ans et donc INTERACTIVE !!

Toumané FAYE propose ses plans pour la mise en espace de leur exposition

Toumané FAYE propose ses plans pour la mise en espace de leur exposition

Je bouge oui?  Mais comment??

Lors de  cette troisième rencontre avec les enfants de l’Empire le mardi 19 mars, les enfants ont été invités à mimer les moyens de transport….Mimer un cheval au galop ou une voiture c’est facile…mais mimer une fusée, des patins à roulette…là le fou rire était au rendez-vous ! L’idée derrière cette activité étant de leur faire découvrir le mime comme un moyen d’expression à utiliser dans le spectacle qu’ils nous préparent sur le thème du voyage. la projection du film « Zarafa » qui retrace le périple d’une girafe offerte au roi Charles X par le Pacha Mehmet Ali d’Egypte les a ensuite tenus captivé durant plus d’une heure. Ce film nous a servis de support pour repérer dans l’espace géographique sur une carte le parcours de Zarafa, depuis son départ d’Alexandrie en Egypte depuis les sources du Nil jusqu’à son arrivée à Marseille et sa pérégrination jusqu’à Paris.

Monographie ?

Le 26 mars Nancy, Yaye Aïssatou et Toumane ont eu à s’entretenir avec Jean Martin COLY sociologue et directeur des Etudes de L’IMES. L’objectif de cet entretien était  de trouver des informations sur l’impact des migrants maliens dans la société sénégalaise. Cette séance fut très fructueuse car nos élèves ont eu des réponses concrètes à certaines de leurs préoccupations.

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Nancy et Yaye Aïssatou écoutent attentivement le sociologue Mr Coly.

Par exemple à la question sur le pourquoi retrouve-t-on surtout des membres de la communauté  bambaras à Thiès, Mr Coly leur explique que les colons avaient besoin d’hommes physiquement très forts et résistants pour construire le chemin de fer. Les bambaras avaient le profil idéal. Les activités lié au chemin de fer favorisaient l’emploi il y  eu donc, dans un deuxième temps le phénomène qui consiste à faire venir les proches. Ceci  explique l’importance des populations Bambaras implantées au Sénégal depuis l’époque coloniale.

A la question: « Pourriez-vous nous donner quelques outils pour nous aider à organiser nos idées et pour nos aider à choisir un thème pour les films que nous allons réaliser sur les migrations? » Monsieur Coly répond : « racontez des récits de vie, des monographies !!! »

Nous voici donc sur la trace des acteurs de migration du Mali vers le Sénégal…RV le 8 juin pour voir les films.

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Après l’entretien Yaye Aïssatou Fall écoute l’enregistrement de son interview

Je pars en voyage!

La collaboration communautaire avec l’Empire Des Enfants progresse et une merveilleuse histoire sur le thème du voyage est en train de voir le jour. Durant cette séance les enfants jouent au jeu  « Je pars en voyage et j’emporte dans ma valise », merveilleux prétexte pour alimenter leur histoire !  Ils ont ensuite réalisé des dessins sur les moyens de transports. Ces dessins  seront utilisés pour faire des jeux dans le spectacle de marionnettes qui sera présenté en juin lors de l’exposition finale.

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Les éléments du jeu « Je pars en voyage et j’amène dans ma valise » : les chaussures, la gourde et le ballon, le T-shirt et le téléphone ont remporté un grand succès!

 

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Issa Ba dessine son avion pour partir en Gambie

 

 

Quinzaine bien remplie!

Le 25 janvier  les élèves ont suivis la première partie de leur formation aux médias sociaux .Ils nous a semblé important leur montrer toutes les possibilités qu’offrent les medias sociaux mais aussi de les sensibiliser sur les dangers et les pièges a éviter  La séance a porté principalement sur Facebook et Tumblr, deux supports très important dans le projet Next Stop : Brooklyn/Dakar. La majorité des élèves fréquentent les médias sociaux et une des orientations de ImagiNation Afrika est de faire en sorte qu’ils apprennent à en faire un meilleure usage. 

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Formation sur les médias sociaux avec Ludovic Lima, Directeur de l’agence de communication 3W.

Le 1 février  la séance portait sur les conflits des perspectives. A travers un jeu de rôle « visiteurs / visités », les élèves ont exploré ce que l’on ressent lorsque l’on est confronté à une culture différente et le danger de faire des hypothèses sur la  culture des autres.

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Les visiteurs étrangers posent des questions aux nationaux dans l’objectif d’apprendre des choses sur leur culture

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Les « nationaux » se montrent hostiles et fermés parce que les « Les visiteurs étrangers » ne respectent pas leur mode et code de communication.

Le 2 février, durant la deuxième séance du Google Hang Out, les élèves ont pu s’interroger les uns les autres  sur les reportages photos posté sur Tumblr. Les questions ont entre autres tourné autour des différentes techniques et perspectives utilisées pour prendre les photos, de ce que les photos ont voulues representer. Ils ont aussi fait le point sur les prochaines étapes de leur travail respectif.

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Des jeunes de Dakar expliquant le choix des photos publiées sur Tumblr

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Une jeune de Brooklyn répondant à une question.

VOIR C’EST CROIRE, CROIRE C’EST VOIR

FORMATION EN PRISE DE VUE, Lycée Birago Diop – 15 décembre

La formation sur la prise de vue a permis aux jeunes de se familiariser avec l’utilisation des  appareils photo. Ils ont reçu quelques outils techniques sur la perspective, le cadrage, l’intention. Ils ont pu découvrir une nouvelle manière de présenter leur point de vue ; ils vont maintenant raconter… Ne manquez pas leurs reportages sur notre blog Tumblr et sur ImagiNation Afrika.

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Les élèves découvrent les fonctions techniques des appareils photo.

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Aiesha Turman , partenaire du Brooklyn Children’s Museum en train de former les jeunes.

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Les élèves travaillent sur l’écriture d’un scénario pour leur reportage photo.

REPORTERS EN HERBE, Thiès – 22 décembre 2012

Nous voilà en sortie pédagogique avec nos 20 participants. Rien de tel qu’une visite sur le terrain pour mettre en application la théorie. La visite portait sur le rôle du chemin de fer dans les migrations en Afrique de l’Ouest. Les élèves transformés en reporters, armés de leurs appareils photo sont chargés de réaliser des reportages celons quatre points de vue suivant : l’architecture, du point de vue de l’enfant, le passé-présent et les métiers du train.

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Les élèves mettent en pratique les leçons sur les techniques de prise de vues. Ici, prise de photo du point de vue d’un enfant.

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Un grand moment dans la fosse, lieu historique de la grève victorieuse des cheminots d’octobre 1947 à mars 1948.

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Reportage sur les métiers du train, dans les ateliers du Rail un ancien cheminot fait une démonstration aux élèves.

Les questions soulevées par les élèves suite à ce voyage, « Pourquoi la ville de Thiès fut elle désignée Capitale du Rail ? », «Qui a eu l’idée de créer les chemins de fer ?», «Pourquoi ce moyen de transport n’a pas continué à se développer ? », ainsi que l’ancienneté des bâtiments et des machines et la visite du lieu mythique de la grève des cheminots qui va lancer les prémices de l’indépendance du Sénégal interrogent la dimension historique de cette ville de Thiès.

Séance à l’Empire des Enfants – RACONTE MOI UNE HISTOIRE – 15 janvier 2013

La première séance à l’empire des enfants s’est tenue le mardi 8 janvier en présence d’une quarantaine d’enfants. La séance portait sur l’histoire du Sénégal. Les enfants ont été invités à réagir autour d’une quinzaine de photo sur la traite négrière, la colonisation, l’indépendance, les figures historiques, la gare et ses alentours…. Pour citer Sophie Kamara, coordonnatrice à l’empire des enfants  « L’histoire du Sénégal a vraiment enthousiasmé les enfants. »

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Les enfants avec le conteur Matar Diouf chargé de l’animation.

Émigrer – sortir… Immigrer – entrer …

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Karima Grant Directrice executive d’Imagination avec les eleves du Lycee Birago Diop, beneficiaires du projet.

Ce processus recouvre quatre temps : quitter, franchir, entrer, circuler.

Comment ????

Pour aborder la thématique du projet, nous avons choisi les moyens de transport.

C’est en effet du Sénégal au Mali que fut construit l’un des premiers chemins de fer de l’Afrique, retracer cette histoire c’est comprendre un peu mieux l’histoire de l’Afrique.

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M Abdoulaye Biaye proviseur du Lycée Birago Diop, Mmes Sarah Walsworth DIOUF spécialiste culturelle, Karima Grant, Francesca PINNA et Annette FEITSCHER de l’OIM

Première approche,  l’histoire de la grève des  “bouts de bois de dieu” les cheminots de la ligne Dakar – Niger, une grève de six mois peu après la deuxième guerre mondiale où tant de soldats d’Afrique étaient sortis de leur pays pour aller défendre la liberté en Europe ; grève pour obtenir que les cheminots africains aient les mêmes droits que les cheminots venus de France. Ce mouvement mené de Dakar à Bamako en passant par Thiès, qui va s’appuyer sur les traditions familiales et culturelles, tout en les bousculant, amène un brassage des populations sénégalaise et malienne : on négocie à Dakar mais le syndicaliste leader vient de Bamako.

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M. Robert YAMATE, representant Museums Connect, Mmes Sarah Walsworth DIOUF spécialiste culturelle, Karima Grant, Francesca PINNA et Annette FEITSCHER de l’OIM

Au programme donc une projection d’un extrait du film de Olivier Langlois “Les pirogues des haute terres” et la lecture d’un chapitre du roman de Sembene Ousmane  “Les bout des bois de dieu”.

Qui est Olivier Langlois ?  Un réalisateur de cinéma et de téléfilms. Son dernier film, Les Pirogues des hautes terres,  tout à la fois épique, politique et historique dépeint la grève des cheminots.…

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Mmes Sophie Kamara de l’Empire des enfants et Patricia Sennequier de Beautiful Soul

Qui est Sembene Ousmane ? Un écrivain et cinéaste née à Ziguinchor en 1923 mort à Dakar en 2006. Deux trait intéressants, c’est un autodidacte, il n’a pas fait d’étude et avant d’aller se former en URSS pour faire du cinéma il a travaillé en autre comme docker dans le port de Marseille.

LE TRAIN EST EN MARCHE !

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Mme Nganti TOWO Directrice des programmes a ImagiNation Afrika presentant le projet Next Stop: Brooklyn/Dakar

And what is all this emphasis on play? They are students you know.

Saturday, 17 November 2012 – Parent meeting

We almost scared them off.  Not by the way we dressed – all three of us were pretty nattily dipped — but our language – play, child centered, creativity, uncertainty, letting children/students lead…

When we were finished with our presentation, there was the polite silence Senegalese society is so good for.  We swallowed.  None of us – in our bigheaded optimism had anticipated that parents might just say no – they did not want their child to participate.

A hand rose. A father.

“Although I appreciate your intentions, and the project certainly sounds interesting, this year is an important one for students and…”

One of the eight assumptions of Appreciative Inquiry is that language creates your reality, and the language of the questions starting to emerge spoke of a reality fixed in a dichotomy of school versus play, serious study versus creative exploration.. Over and over parents asked us whether we had considered how important this year was? Why had we chosen a class concentrating on a scientific series, why didn’t we choose a class on a more literary tract?  To students immersed in the world of sciences  (four hours of biology, four hours of physics-chemistry, four hours of math per week) didn’t our project seem nearly frivolous (my words, not theirs) alongside the importance of this year?

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(A sidebar for those unfamiliar with the Senegalese educational system: Seconde is a year right after the ginormous tenth grade exams and right before the two year crunch that is the baccalaureate exam.  While it would appear students have a year’s breathing room, in reality this is a make it or break it year for students. Parents and teachers put pressure on students to prepare, prepare, prepare.  You can hardly blame them – formal education in Senegal so often is the difference between day-to-day survival and the priveleges of society. S  – as in Science – series, is an academic tract destined for the best and the brightest, those that carry their parents and teachers’ hopes and dreams with them. Doctors, lawyers, businessmen; so many of this society’s success stories seemingly begin with brilliant students in S series.)

What were we asking students to do? Research? Talk to people? Visit the National Archives and premier collection of pre- and colonial artifact in the world? Exchange learning with young people in the United States? Integrate social media positively? Create and curate an exhibition?  How could any of this contribute to the livelihoods of young people in a developing country?

For us it was real simple: If we do not teach our young people to create, we teach them to consume.  And as great as the Senegalese program is (or isn’t, according to some critics), we are most certainly producing generations of young people who have heads chock full of theory, but are unable to transform these theories it into useful application. 

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The heavy emphasis on testing demands memorization first and understanding and second of subject matter. Learning where information is kept, how to access it, how to read it, how to preserve it, how to challenge it,  how to  integrate it, how to disseminate it – Africa  needed that like yesterday!

We are not just planting seeds for today, we are planting seeds for tomorrow. The discourse on migration, on the contributions of immigrants, on West African history is a discourse dominated by a very particular worldview uninterested in honoring  or priveleging young people as inheritors of this continent.  What this project and their research offer is an opportunity to develop a different lens to see the world through, to understand themselves through.  You are more than your textbooks and grades, you are an agent of change, able to construct narratives that serve you.  You are creators and producers, not just consumers of yesterday’s educational policies.

Did we say all this to the parents? Yes. And then some.  We also promised them that their children’s future and schooling was precious to us as well and that the project was a partnership with an open door and their concerns were always, always welcome.  We at ImagiNation Afrika are interested in assisting young people to become lifelong learners and lifelong learning is built on the back of projects like these.

Another hand rose. Another father (there were mothers present and asking questions, by the way):

‘How can we contribute?’

A different language: a different reality. 

What can we create together? 

Everything.